On respire souvent, sur les routes du mois de juillet, un parfum trés particulier, mélange de sueur, de goudron réchauffé, de vin rouge, de fromages de pays, ou autres spécialités culinaires. On entend partout, des encouragements, le bruit sourd des commentaires, le bruit des klaxons de voitures. On remarque par là une famille réunis autour d'une table de fortune, ailleurs un couple sous le store de leur camping-car, tandis que passe sur la route un duo de jeunes américains venus découvrir la France, certainement la plus vraie qui soit, la France profonde comme l'a dis notre premier ministre, cette France du seul, et unique, Tour.
Tandis que les coureurs en finissent à peine avec leur calvaire journalier, que le vainqueur recoit la bise, et son bouquet ; tandis que la caravane se prépare à loger les 180 coureurs, les encadrements, tandis que le cuisinier en chef de l'équipe CSC prépare, comme tout les jours des kilos de pates, al dente bien sur ; à quelques centaines de kilomètre de là, un petit monde est en ébulition.
Dans la montée de col du Tourmalet, on apercoit un ballet incessant de camping-car, et de voitures. On monte au train, en repérant, le meilleur emplacement possible pour la grande parade du lendemain.
Alors que certains, les plus prévoyant, regarde G. Holtz sur leurs petites télés, ou finissent les mots croisés du jour, d'autre sont encore dans la voiture, se demandant ou ils vont bien pouvoir dormir ce soir, dans cette montagne qui d'habitude est si calme.
Pour beaucoup, ils trouveront refuge dans la descente, mais cela leur vaudra un petit effort pour retrouver des pourcentages plus avanteugeux.
La nuit commence alors à tombé sur la montagne, au col, le comité des fêtes du village de la vallée à installé une buvette, la musique résonne dans les rochers, on commence à peine "l'apéro". Partout on apercoit des petites lampes à gaz, éclairant une table ou l'ont mange, boit, et surtout, ou l'on rigole. L'ambiance est légère, le duo de jeunes américains transite de table à table, ils prennent en photos ces francais "typiques", et en profitent pour manger une cerise à l'eau de vie, un bout de saucisson.
Ces nids de vie, d'échanges, d'amours fleurissent partout sur le bord de cette route, on oubli les tracas de son travail, ses problèmes, tout. Cette route du Tour de France, résonne comme la route du bonheur, amenant la joie partout avec elle.
Après une nuit souvent agitée, et bien trop courte. Le petit monde du Tour de France s'éveillent sur les flancs du Tourmalet. Les plus avisés commente déja l'étape du jour, les noms des coureurs fusent de leurs propos, on se contredit, mais on finit toujours par être d'accord, que c'est dur le vélo.
Les coureurs sont maintenant partis, ils arrivents à peine dans deux heures, mais tout le monde est déja sur bord de la route, attendant la fameuse Caravane.
Voitures hautes en couleurs, klaxon résonnant et étonnant, jeunes filles bronzées, pendant une heure défilent un incessant convois de couleurs. On lève les bras pour récupérer un paquet de bonbon Haribo, un porte-clè Caisse d'Epargne ou encore du saucisson Cochonou.
Ensuite seulement les coureurs arrivent, les échappés passent sous les encouragements, mais tellement vite, suit le peloton, et puis les lachés. Souvent, les retardés recoivent encore plus d'aplaudissements que les premiers, certains même leurs donne un petit coup de main, à l'abri du regard des commissaires. La souffrance qui déforme leurs visages est troublante. Comment ces hommes accepte-t-ils à ce point la souffrance de cet effort?
Mais qu'importe, une fois la course passé, ce petit bout de France, qui semblait figé, rentre chez elle. Le Tour continu, et déja, dans la montéé d'Hautacam, les camping-car arrivent.
J'ai souvent eu le sentiment que cette ambiance du Tour, se rapproche, en toute relativité, de l'ambiance de la libération. Le Tour est un bonheur populaire, accessible à tous, il ne coute rien, mais il donne du plaisir, pas besoin d'aimer le vélo, il suffit juste d'aimer la personne avec qui on va voir le Tour.
La France à la Tour Eiffel et le Tour de France.

